En bref : l’eau en bouteille, c’est surtout de l’eau et des minéraux, et une quantité surprenante de plastique. Une étude de l’université Columbia publiée en 2024 a compté environ 240 000 particules de plastique dans un litre type, dont près de 90 % de nanoplastiques. L’Organisation mondiale de la santé ne constate pas de danger avéré, mais juge les données très limitées et conseille de réduire l’exposition.
Elle demande aussi beaucoup d’efforts. Deux adultes qui boivent deux litres par jour consomment environ 730 bouteilles de deux litres par an : près de 14 par semaine à acheter, porter jusqu’à chez soi et recycler.
Voici ce que les chercheurs ont trouvé dans la bouteille, ce que cela signifie pour votre santé et comment elle se compare aux autres solutions.
Que sont les microplastiques et les nanoplastiques ?
Les microplastiques sont des particules de plastique mesurant entre un millième de millimètre (1 µm) et 5 mm. Les nanoplastiques mesurent moins de 1 µm, trop petits pour un microscope ordinaire. C’est la séparation que retient l’étude de Columbia de 2024, et elle compte : plus une particule est petite, plus elle est difficile à compter et plus elle peut circuler loin dans l’organisme.
Dans l’eau en bouteille, les plastiques retrouvés sont ceux du quotidien : le polypropylène, utilisé pour les bouchons ; le PET, utilisé pour la plupart des bouteilles de boisson ; et le polyamide (nylon), le polystyrène et le PVC.
En bref : les microplastiques sont minuscules, les nanoplastiques encore plus, et tous viennent du plastique de tous les jours.
Combien de plastique contient l’eau en bouteille ?
Plus qu’on ne l’imagine. En 2018, la chimiste Sherri Mason et ses collègues de l’université d’État de New York à Fredonia ont analysé 259 bouteilles de 11 marques achetées dans neuf pays. Ils ont trouvé une contamination par des microplastiques dans 93 % d’entre elles, avec une moyenne d’environ 325 particules par litre.
Cette méthode colorait les particules avec un colorant fluorescent et ne voyait pas en dessous d’environ 6,5 µm. En 2024, une équipe dirigée par le chimiste Wei Min, de l’université Columbia, a utilisé la diffusion Raman stimulée, une technique d’imagerie laser qui identifie les plastiques par leur signature chimique, pour examiner trois marques d’eau en bouteille. Elle a compté environ 240 000 particules de plastique par litre, dont près de 90 % de nanoplastiques que les études précédentes ne pouvaient pas détecter.
En bref : plus les chercheurs regardent de près, plus ils trouvent de plastique.
D’où vient le plastique de l’eau en bouteille ?
En partie de la bouteille elle-même. Dans l’étude de 2018, le polypropylène représentait 54 % des plus grosses particules identifiées, et les auteurs l’ont relié au plastique des bouchons. Dans l’étude de 2024, le polyamide était le plastique le plus fréquent en nombre dans les trois marques, et dans l’une d’elles le PET représentait la plus grande part du plastique en poids.
En bref : une partie du plastique de l’eau en bouteille vient de l’emballage.
Le plastique dans l’eau est-il nocif ? Ce que disent les études
Personne ne le sait encore. En 2022, l’Organisation mondiale de la santé a examiné les données sur les micro- et nanoplastiques dans les aliments et l’eau de boisson, et a conclu que ces données limitées montrent peu de signes d’effets nocifs chez l’être humain. Elle a aussi indiqué que ces données sont de très faible utilité pour évaluer le risque.
L’OMS recommande malgré tout de réduire l’exposition lorsque c’est possible, en limitant l’usage du plastique et en évitant qu’il se retrouve dans ce que nous mangeons et buvons. Les auteurs de l’étude de 2024 soulignent que les nanoplastiques, assez petits pour franchir les barrières biologiques de l’organisme, concentrent aujourd’hui l’essentiel des questions ouvertes.
Verdict : aucun danger avéré, mais des preuves minces, et l’OMS conseille de réduire l’exposition.
L’eau en bouteille est-elle plus pure que l’eau du robinet ?
Pas forcément. En France, l’eau du robinet est contrôlée régulièrement par les agences régionales de santé (ARS). Et dans la comparaison de 2018, l’eau en bouteille contenait environ deux fois plus de grosses particules de plastique que l’eau du robinet : 10,4 contre 5,45 par litre.
L’eau en bouteille n’est pas non plus une seule catégorie. Selon l’Anses, l’eau minérale naturelle doit provenir d’une source souterraine protégée, avoir une teneur en minéraux stable et ne subir aucune désinfection. L’eau de source provient aussi du sous-sol et doit respecter les mêmes exigences physico-chimiques que l’eau du robinet.
C’est cette règle qui rend une affaire récente si importante. En 2024, Nestlé Waters a reconnu avoir traité certaines de ses eaux minérales naturelles en France, dont Perrier, Contrex, Vittel et Hépar, avec des méthodes interdites pour l’eau minérale naturelle, et a payé une amende de 2 millions d’euros pour éviter des poursuites. En mai 2025, une commission d’enquête du Sénat a indiqué que le gouvernement était informé depuis au moins 2022. Son président a précisé qu’aucun danger pour la santé des consommateurs n’avait été démontré, mais les acheteurs payaient pour une pureté que l’étiquette promettait.
Verdict : l’eau en bouteille n’est pas automatiquement plus pure que celle de votre robinet.
Eau en bouteille, eau du robinet, carafe filtrante ou osmose inverse : laquelle choisir ?
Chaque solution fait un compromis différent entre praticité, coût et efficacité. L’eau en bouteille coûte le plus cher et contient le plus de plastique dans les études menées jusqu’ici. Une carafe filtrante est bon marché mais demande un entretien constant. L’osmose inverse élimine le plus de substances, puis il faut rajouter des minéraux.
| Eau en bouteille | Eau du robinet | Carafe filtrante (Brita MAXTRA PRO) | Osmose inverse (MY™ Station de Sküma®) | |
|---|---|---|---|---|
| Origine | Une source ou une eau minérale, mise en bouteille | Votre distributeur d’eau | Votre robinet | Votre robinet |
| Emballage | Une nouvelle bouteille en plastique à chaque fois | Aucun | Carafe et cartouches réutilisables | Appareil et filtre réutilisables |
| Ce qui est traité ou retiré | L’eau minérale naturelle ne peut pas être désinfectée | Traitée selon les normes, contrôlée par les ARS | Chlore, plomb, cuivre, certains pesticides, PFAS (tests de Brita) | 99,9 % de 229 contaminants, microplastiques de 316 à 6 particules (test en laboratoire, 2025) |
| Minéraux | Ceux de la source | Ceux de l’eau de votre région | Une partie du calcaire retirée | Retirés, puis rajoutés par les MY™ Bases |
| Entretien pour deux adultes | Environ 14 bouteilles de deux litres par semaine | Aucun | Une cartouche toutes les 4 semaines, 1,4 litre par remplissage | Super-Filter prévu pour 750 à 1 100 litres, une poche MY™ Bases pour 40 litres |
Les informations sur la carafe filtrante proviennent de Brita.
En bref : filtrer chez soi supprime la bouteille de l’équation.
Combien de bouteilles un foyer achète-t-il vraiment ?
Deux adultes qui boivent chacun deux litres par jour ont besoin d’environ 1 460 litres par an. Cela représente environ 730 bouteilles de deux litres, soit 14 par semaine.
Sur deux ans, cela fait près de 1 460 bouteilles à acheter, porter jusqu’à chez soi et déposer au recyclage, sans compter les allers-retours au magasin.
En bref : environ 14 bouteilles par semaine, et autant de packs à porter.
Quelle est la place de la MY™ Station de Sküma® ?
La MY™ Station se pose sur votre plan de travail, sans aucun raccordement. Elle fait passer l’eau du robinet par un seul Super-Filter à trois étapes, un bloc de charbon, un filtre à sédiments et une membrane d’osmose inverse, puis rajoute les minéraux que vous choisissez avec les MY™ Bases.
En février 2025, un laboratoire français indépendant accrédité COFRAC a testé le Super-Filter sur 229 contaminants présents dans l’eau du robinet, dont 20 PFAS, 165 pesticides et 14 métaux lourds. Il en a éliminé 99,9 %, et les microplastiques sont passés de 316 particules à 6, soit une réduction de 98 %. Les MY™ Bases peuvent être livrées par abonnement : plus aucune bouteille à porter.
Vous avez déjà une MY™ Station ? Les résultats complets du laboratoire pour votre Super-Filter se trouvent sur notre page Science.
En bref : une eau purifiée à partir de votre robinet, sans bouteille à acheter. Découvrir la MY™ Station.
À retenir
Les chercheurs trouvent du plastique dans la plupart des eaux en bouteille qu’ils analysent, et les méthodes les plus récentes comptent environ 240 000 particules par litre, surtout des nanoplastiques. L’OMS ne constate aucun danger avéré mais juge les données très limitées, et conseille de réduire l’exposition. L’eau en bouteille n’est pas automatiquement plus pure que l’eau du robinet, et pour deux adultes elle représente environ 14 bouteilles par semaine. Filtrer chez soi supprime la bouteille.
FAQ : eau en bouteille et plastique
L’eau en bouteille contient-elle des microplastiques ?
La plupart, d’après les études menées jusqu’ici. Une étude de 2018 a trouvé des microplastiques dans 93 % de 259 bouteilles de 11 marques, avec environ 325 particules par litre.
Quelle est la différence entre microplastiques et nanoplastiques ?
La taille. Les microplastiques mesurent de 1 µm à 5 mm, les nanoplastiques moins de 1 µm. Une étude de 2024 a montré que près de 90 % des quelque 240 000 particules de plastique par litre comptées dans l’eau en bouteille étaient des nanoplastiques.
Les microplastiques dans l’eau sont-ils mauvais pour la santé ?
Aucun danger n’est avéré à ce jour. L’OMS indique que les données limitées montrent peu de signes d’effets nocifs, mais qu’elles ne suffisent pas pour bien évaluer le risque, et conseille de réduire l’exposition.
L’eau du robinet est-elle plus sûre que l’eau en bouteille ?
L’eau en bouteille n’est pas automatiquement plus pure. En France, l’eau du robinet est contrôlée régulièrement par les ARS, et une étude a trouvé dans l’eau en bouteille environ deux fois plus de grosses particules de plastique que dans l’eau du robinet.
L’eau minérale naturelle est-elle traitée ?
Elle ne doit pas être désinfectée. L’eau minérale naturelle doit provenir d’une source souterraine protégée, avec une teneur en minéraux stable, et seule une filtration limitée est autorisée, par exemple pour retirer le fer.
Combien de bouteilles d’eau un foyer utilise-t-il par an ?
Deux adultes qui boivent chacun deux litres par jour utilisent environ 1 460 litres par an, soit environ 730 bouteilles de deux litres, ou 14 par semaine.
La MY™ Station de Sküma® élimine-t-elle les microplastiques ?
Lors d’un test en laboratoire indépendant en février 2025, le Super-Filter a réduit les microplastiques de 316 particules à 6, soit une réduction de 98 %.
Sources : Qian et al., Proceedings of the National Academy of Sciences (2024) ; Mason et al., Frontiers in Chemistry (2018) ; Organisation mondiale de la santé, exposition alimentaire et par inhalation aux nano- et microplastiques (2022) ; Anses, les eaux en bouteille : spécificités, sécurité sanitaire et traitements (2026) ; Euronews, commission d’enquête du Sénat sur les eaux minérales naturelles (2025) ; Brita, informations produit (2026) ; test en laboratoire Sküma®, février 2025. Photos : Jonathan Chng et charlesdeluvio, Unsplash ; Sküma®.
Note : cet article est fourni à titre d’information et ne remplace pas un avis médical.