Ce que les études scientifiques et les experts nous apprennent sur les effets à long terme des contaminants présents dans notre environnement et pourquoi la qualité de l’eau mérite toute notre attention.
Chaque jour, nous buvons de l’eau sans nous poser de question.
Elle accompagne nos repas, notre activité physique, notre sommeil, notre concentration. Elle représente l’un des apports les plus constants de notre quotidien.
Mais lorsqu’on parle de qualité de l’eau, une question reste souvent dans l’ombre : quels sont les effets réels d’une exposition répétée à certains contaminants sur notre santé ?
PFAS, cadmium, plomb, mercure, perchlorates, microplastiques… Ces substances ne présentent pas toutes les mêmes propriétés, et toutes ne sont pas associées au même niveau de preuve scientifique. Certaines ont des effets sanitaires désormais bien établis ; pour d’autres, les recherches sont encore en cours.
C’est précisément ce sujet que nous avons abordé dans un podcast réunissant Alexandre Mahe, fondateur de Sküma Water, et le Dr Christian Boyer, docteur en biologie de la santé et expert des questions de santé environnementale.
Ce podcast a été organisé par Lucis, une plateforme de santé préventive qui analyse plus de 100 biomarqueurs sanguins (santé cardiométabolique, hormones, inflammation, fonctions hépatiques et rénales) pour proposer un accompagnement personnalisé, sans se substituer à un avis médical, une approche qui recoupe directement notre sujet : mieux comprendre ce qui influence silencieusement l'organisme sur le long terme, exactement ce dont il est question avec l'exposition chronique aux polluants.
Alors, quelles maladies peuvent réellement être liées à l’exposition aux polluants ? Et surtout, que savons-nous aujourd’hui avec suffisamment de certitude ?
Pollution de l’eau et santé : le vrai sujet est souvent l’exposition chronique
Avant de parler de maladies, une distinction est essentielle : exposition aiguë et exposition chronique ne racontent pas la même histoire.
Une exposition aiguë correspond à une quantité importante d’une substance absorbée sur une période courte. Ce type d’intoxication peut provoquer des symptômes rapidement, mais il reste relativement rare dans la population générale pour les contaminants dont nous parlons ici.
L’exposition chronique est différente.
Elle correspond à des doses faibles ou modérées répétées pendant des mois, voire des années. Certaines substances peuvent alors s’accumuler dans l’organisme ou exercer des effets biologiques à long terme.
C’est notamment le cas de certains métaux lourds et des PFAS, dont la persistance dans l’environnement et, pour certains d’entre eux, dans l'organisme est particulièrement préoccupante.
Cela ne signifie pas qu’une personne qui boit de l’eau du robinet développera nécessairement une maladie.
Cela signifie plutôt que l’évaluation du risque sanitaire ne peut pas se limiter à la question « cette eau est-elle potable ? ». Elle doit aussi prendre en compte les niveaux d’exposition, leur durée et l’ensemble des voies d’exposition.
C’est toute la logique de l’exposome : notre santé résulte de la combinaison de nombreuses expositions environnementales au cours de notre vie.
Cadmium : un métal lourd particulièrement préoccupant pour les reins et les os
Le cadmium est probablement l’un des exemples les plus parlants lorsqu’on parle d’exposition chronique.
En 2026, l’ANSES a publié une expertise consacrée à l’exposition de la population française au cadmium, en prenant en compte plusieurs sources d’exposition. Le constat est préoccupant : une part importante de la population présente une imprégnation supérieure aux valeurs sanitaires de référence.
Le cadmium est notamment reconnu pour ses effets sur les reins et le système osseux, et il est classé comme cancérogène, mutagène et toxique pour la reproduction.
Le Dr Christian Boyer insiste d’ailleurs sur un point dans notre podcast : parmi les métaux lourds, le rein constitue une cible particulièrement importante du cadmium.
Une précision importante : l'eau n'est pas la principale source de cadmium
C’est un point essentiel pour ne pas tomber dans le raccourci « cadmium = eau contaminée ».
Chez les personnes non-fumeuses, l'alimentation représente la principale voie d’exposition au cadmium, loin devant l’eau. L’ANSES travaille justement sur cette exposition globale, qui inclut l’alimentation, le tabac et d’autres sources environnementales.
L’eau peut néanmoins constituer une voie d’exposition supplémentaire lorsqu’elle est contaminée.
Cette nuance est importante : lorsqu’on parle de pollution de l’eau, l’objectif n’est pas d’attribuer à l’eau tous les effets sanitaires d’un contaminant, mais de comprendre la contribution potentielle de cette exposition quotidienne à notre charge globale.
Plomb et mercure : des effets neurologiques particulièrement documentés
Le plomb et le mercure sont deux autres métaux lourds dont les effets sanitaires sont largement documentés.
Le plomb peut affecter notamment le système nerveux et le système hématologique. Chez l’enfant, les préoccupations sont particulièrement importantes car le cerveau en développement est plus vulnérable aux effets neurotoxiques.
Le mercure, notamment sous forme de méthylmercure, est lui aussi un neurotoxique reconnu, avec une attention particulière portée à l’exposition pendant la grossesse et au développement de l’enfant.
Là encore, l’origine de l’exposition est multiple : alimentation, environnement, matériaux anciens ou encore certaines activités professionnelles.
L’eau potable n’est donc qu’une pièce du puzzle.
Mais lorsqu’une substance peut être présente dans l’eau que nous consommons quotidiennement, la question de sa contribution à l’exposition totale mérite évidemment d’être posée.
PFAS : des « polluants éternels » dont les effets sanitaires sont désormais mieux documentés
Les PFAS occupent aujourd’hui une place particulière dans les discussions sur la qualité de l’eau.
Cette famille regroupe des milliers de substances chimiques utilisées depuis plusieurs décennies pour leurs propriétés de résistance à l’eau, aux graisses ou à la chaleur.
Le problème : beaucoup d’entre elles sont extrêmement persistantes dans l’environnement.
Et les connaissances scientifiques ont considérablement progressé ces dernières années.
En 2023, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a classé le PFOA comme cancérogène pour l’être humain (groupe 1). Le PFOS a été classé « peut-être cancérogène pour l’être humain » (groupe 2B).
Les PFAS sont également étudiés pour leurs effets sur le système immunitaire. En 2020, l’EFSA a notamment identifié la diminution de la réponse immunitaire à la vaccination comme l’effet critique utilisé pour établir son seuil de sécurité concernant quatre PFAS majeurs.
Les enfants constituent par ailleurs un groupe particulièrement exposé, notamment en raison de leur consommation alimentaire rapportée au poids corporel.
Et dans l'eau potable ?
Depuis le 12 janvier 2026, les États membres de l'Union européenne doivent surveiller de manière harmonisée les PFAS dans l'eau potable, avec de nouvelles valeurs limites européennes. La réglementation prévoit notamment une limite de 0,1 µg/L pour la somme de certains PFAS surveillés.
C’est un changement important.
Il illustre aussi quelque chose de plus large : la réglementation évolue à mesure que les connaissances scientifiques progressent.
Mais les milliers de PFAS existants ne bénéficient évidemment pas tous du même niveau de données toxicologiques.
Microplastiques : une question scientifique encore ouverte
Les microplastiques constituent probablement l’un des sujets les plus difficiles à interpréter aujourd’hui.
Ils sont détectés dans différents environnements, y compris dans l’eau, mais les conséquences exactes de leur exposition chronique chez l’humain restent encore insuffisamment caractérisées.
Les recherches expérimentales suggèrent notamment des mécanismes impliquant l’inflammation, le stress oxydatif et des interactions potentielles avec le microbiote intestinal. Mais une grande partie des données disponibles provient encore d'études in vitro ou animales.
Il serait donc prématuré d'affirmer que les microplastiques présents dans l’eau provoquent telle ou telle maladie chez l’être humain.
En revanche, leur présence et la question de leur exposition chronique constituent un véritable sujet de recherche scientifique et de santé environnementale.
C’est justement cette distinction entre ce qui est démontré, ce qui est probable et ce qui reste à établir qui permet d’avoir une conversation sérieuse sur la qualité de l’eau.
Perchlorates : un exemple de pollution moins connue, mais biologiquement précise
Les perchlorates sont moins médiatisés que les PFAS ou les microplastiques.
Pourtant, leur mécanisme d’action est particulièrement intéressant : ils peuvent interférer avec la captation de l’iode par la thyroïde.
Cette question est particulièrement importante chez les populations vulnérables, notamment les nourrissons et les femmes enceintes.
En 2025, certaines communes de Seine-et-Marne ont ainsi fait l’objet de recommandations spécifiques concernant l’utilisation de l’eau du robinet pour les nourrissons en raison de concentrations en perchlorates dépassant les seuils de précaution.
Ce cas rappelle une chose essentielle : un contaminant n’a pas besoin d’être présent en quantité massive pour justifier une surveillance particulière. Tout dépend de ses propriétés biologiques, de la population exposée et de la durée d’exposition.
Le véritable défi : nous ne sommes pas exposés à un seul polluant
C’est peut-être la question la plus complexe de toutes.
Dans la vie réelle, nous ne sommes jamais exposés à une seule substance à la fois.
Nous pouvons être simultanément exposés à des métaux lourds, des PFAS, des pesticides, des résidus présents dans l’environnement ou encore des particules.
Pourtant, la toxicologie a historiquement étudié beaucoup de substances une par une.
L’EFSA développe justement des méthodologies spécifiques pour mieux évaluer les expositions combinées à plusieurs substances chimiques.
Dans notre podcast, le Dr Christian Boyer souligne lui aussi que l’effet cocktail reste l’un des sujets sur lesquels les connaissances scientifiques sont encore les plus limitées.
Cela ne signifie pas que toutes ces substances s’additionnent mécaniquement pour provoquer une maladie.
Cela signifie que notre exposition réelle est beaucoup plus complexe que les modèles expérimentaux qui étudient une substance isolée.
Alors, faut-il avoir peur de l'eau que l'on boit ?
Non.
Et c’est probablement le message le plus important à retenir.
Une eau déclarée potable répond à des exigences sanitaires et réglementaires. La présence éventuelle de traces d’un contaminant ne signifie pas automatiquement qu’elle est dangereuse ou qu’elle provoquera une maladie.
Le véritable enjeu est plutôt de mieux comprendre notre exposition quotidienne.
L’eau représente une voie d’exposition parmi d’autres. Mais contrairement à beaucoup d’autres produits de consommation, elle est consommée chaque jour, tout au long de la vie.
C’est pourquoi réduire une exposition évitable peut constituer une approche rationnelle de prévention, sans tomber dans la peur ni dans la recherche obsessionnelle d’une eau « parfaite ».
Une question simple : que pouvons-nous réellement contrôler ?
Nous ne pouvons évidemment pas contrôler la contamination des sols, la pollution industrielle ou la persistance des PFAS dans l’environnement.
En revanche, nous pouvons nous interroger sur la qualité de l’eau que nous choisissons de boire chaque jour.
C’est précisément là que la purification prend son sens.
Chez Sküma Water, cette démarche repose sur une approche en plusieurs étapes : purifier l’eau, puis la reminéraliser de manière maîtrisée.
Les analyses réalisées sur le système de filtration de la MY™ Station par un laboratoire indépendant accrédité COFRAC ont notamment évalué son efficacité sur différentes familles de contaminants, avec des taux d’élimination supérieurs à 96 % pour les métaux lourds testés, incluant notamment le cadmium et le plomb. L'ensemble des polluants évoqués dans cet article, cadmium, plomb, mercure, PFAS, perchlorates et microplastiques, fait partie des substances éliminées par la MY™ Station.
L’objectif n’est pas de prétendre qu’une filtration permet de « prévenir les maladies ».
Elle permet de réduire certaines sources d’exposition.
Et cette distinction est essentielle.
Parce que l’avenir de l’hydratation ne consiste peut-être pas simplement à boire plus d’eau, mais à mieux comprendre ce que nous buvons et à reprendre le contrôle sur une partie de notre exposition quotidienne.
Questions fréquentes
Comment les performances du Super-Filtre Sküma ont-elles été testées et certifiées ?
Les performances du Super-Filtre Sküma ont été évaluées et certifiées en février 2025 par un laboratoire français indépendant accrédité COFRAC.
Les tests démontrent notamment l'élimination de :
99,9 % des contaminants de l'eau, dont 165 pesticides et leurs métabolites, 20 PFAS, 14 métaux lourds, des résidus médicamenteux, des composés organiques volatils (COV), des chlorures de vinyle monomère (CVM) et des perchlorates ;
98 % des microplastiques ;
96 % des solides dissous totaux (TDS) ;
61 % du TFA (acide trifluoroacétique).
Pour valider ces performances, Sküma a établi un protocole de test particulièrement exigeant. Plus de 230 contaminants susceptibles d'être présents dans l'eau du robinet ont été sélectionnés à partir des rapports des Agences Régionales de Santé (ARS) et des référentiels NSF/ANSI. L'eau utilisée pour les essais a ensuite été enrichie avec ces contaminants avant d'être filtrée par le Super-Filtre, afin de mesurer précisément les taux d'élimination.
Le Super-Filtre combine trois technologies de filtration : un filtre à sédiments, un filtre à charbon actif haute performance et une membrane d'osmose inverse. Dans la majorité des cas, les concentrations des contaminants après filtration atteignent la limite de quantification des analyses.
Vous pouvez consulter l'ensemble des résultats et des rapports de tests dans la rubrique Science de notre site.
Quelle que soit la qualité de votre eau du robinet, la MY™ Station vous permet d'obtenir une eau purifiée, puis personnalisée selon vos préférences.
Quels sont les principaux polluants de l'eau qui peuvent affecter la santé ?
Parmi les contaminants faisant l’objet d’une surveillance et de recherches importantes figurent les PFAS, certains métaux lourds comme le plomb, le mercure et le cadmium, les pesticides, les perchlorates ainsi que les microplastiques. Tous ne présentent cependant pas le même niveau de preuve scientifique ni le même risque sanitaire.
Les PFAS dans l'eau potable sont-ils dangereux ?
Certains PFAS sont associés à des effets sanitaires documentés. Le PFOA est notamment classé cancérogène pour l’être humain par le CIRC. L’EFSA considère également la diminution de la réponse immunitaire à la vaccination comme un effet critique pour son évaluation de certains PFAS.
Le cadmium présent dans l'eau est-il dangereux ?
Le cadmium est un contaminant préoccupant, notamment pour les reins et les os, et il est classé cancérogène. Toutefois, l'alimentation constitue la principale source d'exposition de la population générale non-fumeuse, l'eau n'étant qu'une source potentielle parmi d'autres.
Les microplastiques présents dans l'eau provoquent-ils des maladies ?
Les données scientifiques actuelles ne permettent pas encore d'établir précisément quelles maladies seraient causées chez l'humain par les microplastiques présents dans l'eau. Des mécanismes potentiels impliquant l'inflammation et le stress oxydatif sont étudiés, mais davantage de recherches sont nécessaires.
Peut-on éliminer les polluants de l'eau potable ?
Certaines technologies de traitement peuvent réduire fortement certaines familles de contaminants. Leur efficacité dépend toutefois de la technologie utilisée et de la substance ciblée. Une filtration ne doit donc pas être présentée comme une solution universelle.
Ce qu'il faut retenir
Les polluants de l'eau ne doivent ni être ignorés, ni devenir une source d'anxiété.
Le sujet est plus subtil : certaines substances ont aujourd'hui des effets sanitaires bien documentés, tandis que d'autres font encore l'objet de recherches. Et notre exposition ne provient jamais d'une seule source.
L'eau est simplement l'une des expositions quotidiennes que nous pouvons mieux comprendre et, dans certains cas, mieux maîtriser.
C'est dans cette logique que Sküma Water défend une nouvelle approche de l'hydratation : plus transparente, plus maîtrisée et fondée sur la compréhension de ce que nous buvons.
Parce que la connaissance ne doit pas créer la peur.
Elle doit nous donner davantage de pouvoir sur nos choix quotidiens.